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La pêche artisanale une activité pratiquée aujourd’hui par plusieurs jeunes

La pêche artisanale une activité pratiquée aujourd’hui par plusieurs jeunes

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La pêche artisanale une activité pratiquée aujourd’hui par plusieurs jeunes qui prennent ainsi en charge leur familles et contribuent au développement socio-économique du pays.

La pêche artisanale est un secteur qui occupe aujourd’hui de nombreux jeunes Guinéens dont le souci est de se prendre en charge et de contribuer à leur manière au développement socio-économique du pays. C’est le cas de l’Association des Jeunes Pécheurs et artisans de Guinée AJPAG.

Ses missions, contribuer au développement du secteur de la pêche artisanale à travers la réglementation du secteur. Mais l’activité n’est pas sans difficultés. Piraterie, querelle de leadership ou encore manque de subventions de l’Etat ou la non prise en compte effective du secteur sont entres autres problèmes signalés.

Pour tout savoir sur ce secteur et sur l’AJPAG radio environnement Guinée a rencontré le vice-président  de l’AJPAG Idrissa Kallo au port de pèche de Téminetaye dans la commune de kaloum, un entretien à bâtons rompus.

Qu’est-ce que l’AJPAG, quelles sont ses missions ?

L’AJPAG comme son nom l’indique est l’association des jeunes pécheurs artisans de Guinée créée en 2011. Elle regroupe les jeunes pêcheurs artisans, des charpentiers, des femmes fumeuses et des mareyeuses. Notre objectif c’est la défense des droits des membres dans le cadre de la pêche et  au-delà, protéger nos eaux. Nous sommes également une organisation de défense du littoral à travers les activités de surveillance que nous organisons.

La Guinée est un pays côtier d’Afrique de l’Ouest ayant la chance d’être entouré par la mer. Avec des ressources riches et variées, nos eaux sont riches en ressources halieutiques. Qu’il s’agisse des crustacés, des mollusques ou des poissons qui sont très prisés pour leur goût

Vous avez raison les eaux Guinéennes sont très riches en ressources halieutiques et réputées pour le goût de ces ressources. Je peux citer entres autres les macarons communément appelé konkoé, très prisés ici et à l’extérieur, vous avez la dorade ou sinapa, kessi kessi, le Bonga en langue soussou. Vous avez aussi les fruits de mer dont les cambasses, les crabes ou diembas,  les mollusques ou encore les crevettes. Ces ressources sont très appréciées comparés à celles d’ailleurs.

Aujourd’hui le constat est que les eaux Guinéennes sont victimes de piraterie. Des bateaux étrangers pêchent en toute impunité pour la plupart. Comment faites vous lorsque vous êtes confrontés à de telles situation ?

Ces situations sont fréquentes dans nos eaux vous avez bien raison, et lorsque ça arrive, nous ne pouvons qu’alerter, dénoncer les actes de piraterie, malheureusement nous n’avons pas d’autres possibilités.

De ce fait, la situation a interpellé le ministère en charge de la pêche qui a interdit les activités de pêche pendant 2 mois, c’est le repos biologique on l’appelle, une opération qui a donné des résultats.

Revenons à votre association, avez-vous des difficultés?

Oui tout à fait nous avons plusieurs difficultés. L’une des difficultés majeures que nous avons c’est le manque de subventions de l’Etat cela nous limite vraiment dans nos activités. Qu’à cela ne tienne, nous nous sommes organisés en coopérative puisqu’il ne faut pas toujours tout attendre de l’Etat. Cette initiative nous permet de financer nos activités de pêche à travers par exemple des crédits que nous accordons aux membres à partir de nos cotisations notamment.

Nous souhaitons aussi que l’Etat pense à ouvrir ici une école de pêche comme c’est le cas en Mauritanie et ailleurs. Cela permettra de former les jeunes pêcheurs sur les techniques et pratiques de pêche et sensibiliser sur les technologies nouvelles.

Un message à l’endroit des autorités et des jeunes de votre corporation ?

A l’Etat comme je viens de le dire c’est de nous aider à avoir une école de nationale de pêche pour la formation des jeunes et tous ceux qui sont intéressés par cette activité. A celles ou ceux qui voudraient se lancer dans cette activité de s’armer de courage et de persévérance car ce n’est pas facile avec le manque de subventions mais également d’attention soutenue de la part des autorités au plus haut niveau sans oublier les querelles de leadership que nous gérons au quotidien au sein de la corporation.

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