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Guinée peine encore à fournir de l’eau potable en quantité et en qualité

Guinée peine encore à fournir de l’eau potable en quantité et en qualité

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Depuis son accession à l’indépendance en 1958, la Guinée peine encore à fournir de l’eau potable en quantité et en qualité aux populations notamment celles de Conakry la capitale. Le secteur de l’électricité connait de fortes perturbations surtout à Conakry, ce, en dépit des efforts consentis par les autorités dont l’inauguration en grande pompe du Barrage de kaléta en 2015 qui avait pourtant suscité beaucoup d’espoir chez les populations.

Que se passe-t-il au niveau de ces deux secteurs pourtant clés du développement socio-économique du pays ? Quelles solutions envisagées ? Pour en savoir davantage nous nous sommes rendus à EDG et à la SEG.

Considérée comme étant le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest à cause des nombreux grands fleuves qui y prennent leurs sources, la Guinée compte également selon les statistiques 1062 cours d’eau.

Toutefois, le pays manque d’eau potable au robinet notamment à Conakry la capitale. Les populations après quelques mois de satisfaction, ont renoué avec les mauvais souvenirs. L’eau potable qui desservait les robinets 2 à 3 fois par semaine les quartiers de Conakry ne vient pratiquement plus. Dans les quartiers de la banlieue il n’est pas rare de voir des citoyens avec des bidons sur la tête ou dans des véhicules à la recherche du liquide précieux.

A la Société des Eaux de Guinée SEG, les autorités expliquent cette situation par plusieurs raisons. Tout d’abord, la vétusté des installations qui ont besoin d’être réhabilitées selon le Ministre Cheick Talibi SYTLLA.  Il dira que son gouvernement est conscient de la situation mais que ‘’ La capacité nominale de la principale station de pompage d’eau Yessoulou est de 50 mille mètres cubes. Mais à  cause de la vétusté des installations cette quantité n’est pas fournie actuellement.

Il ne faut pas aussi perdre de vue que la population a fortement augmenté à Conakry notamment alors que les installations sont restées les mêmes.  Ensuite il y’a la faiblesse des moyens financiers, nous avons besoin de financements pour financer le secteur précise le Ministre‘’.

Toute chose qui accroit les plaintes des populations de plus en plus nombreuses. Ce citoyen habitant hamdallaye nous a confié ceci ‘’ sincèrement nous sommes fatigué de cette pénurie d’eau on pensait que c’était fini mais ça revient et pire l’eau  qui venait 2 à 3 fois les nuits tardives ne vient même plus, on est obligé de marcher de quartier en quartier pour trouver l’eau ». Une autre de renchérir « Même si on n’a pas le courant mais qu’ils nous donnent au moins l’eau, on peut vivre sans courant mais on ne peut pas vivre sans eau ». Lance t-elle en colère lors de la distribution de l’eau par une citerne dans le quartier belle-vue Tito dans une ambiance qui ne dit pas son nom.

A la question de savoir quand est-ce que les populations de Conakry auront régulièrement l’eau au robinet ? Le Ministre nous a laissé entendre qu’il faut attendre d’avoir les moyens financiers qui permettront de réaliser d’autres projets d’envergure. Ce qui n’est pas pour demain. Pour l’heure, il faut donc prendre son mal en patience.

S’agissant du secteur de l’électricité qui connait également de sérieuses difficultés en dépit de l’inauguration en grande pompe du barrage de Kaléta l’année dernière. Ce qui fait dire à certains observateurs que ‘’ c’était le courant de la campagne’’.

En effet Conakry et des préfectures environnantes enregistraient ces derniers temps des coupures répétées de courant, bien que la desserte s’est un peu améliorée depuis l’hivernage. La dessus, le chef du département en charge de l’électricité se prêtant à nos questions, a expliqué  que ces coupures sont dues à plusieurs facteurs dont la vétusté des lignes électriques, le non payement et à temps des factures d’électricité par les consommateurs.

Poursuivant, Le Ministre Talibi nous a confié que le taux d’électrification de la Guinée est  actuellement de 20%, ce qui est nettement loin de combler le déficit comme vous pouvez le remarquer a ajouté le ministre SYLLA. C’est pourquoi, nous sommes engagés à réunir les voies et moyens pour améliorer la desserte. Pour ce faire, le Gouvernement a initié des projets dont certains sont en cours de réalisation. C’est le cas du barrage de Soapiti. Nous avons également en vue la construction des mini-centrales et la réhabilitation des centrales thermiques.

Un autre projet ambitieux que nous envisageons de développer, c’est la construction des mixte-énergétiques c’est-à-dire associer l’hydraulique avec éolienne.

Dans le secteur de l’électricité Cheick Talibi SYLLA a clairement fait  remarquer qu’il faudra attendre jusqu’aux environs de 2020 pour que les populations aient l’électricité.

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