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L’union Africaine entre espoirs et défis 44 ans après

 Ce 25 mai 2017 l’Afrique célèbre le 44ème anniversaire de la création de l’Union Africaine. 44 ans après les avis restent partagés sur son efficacité et même sa raison d’être pour les plus pessimistes.

Pour cette année c’est le Guinéen Alpha CONDE qui préside aux destinées du continent. Dans son allocution à l’occasion, le Président en exercice de l’Union Africaine a attiré l’attention des uns et des autres sur les changements climatiques.

 L’Union Africaine a succédé en 2002 après le sommet de Durban en Afrique du Sud à l’Organisation de l’Unité Africaine crée le 25 mai 1963.

Selon les dispositions de l’Article 3 de l’Acte de l’Union, les objectifs de l’Union sont entre autres de « réaliser une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et entre les peuples d’Afrique; défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de ses États membres; accélérer l’intégration politique et socio-économique du continent, promouvoir et défendre les positions africaines communes sur les questions d’intérêt pour le continent et ses peuples; favoriser la coopération internationale, en tenant dûment compte de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme; promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent; promouvoir et protéger les droits de l’homme et des peuples conformément à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et aux autres instruments pertinents relatifs aux droits de l’homme et promouvoir le développement durable aux plans économique, social et culturel, ainsi que l’intégration des économies africaines…. ».
Parmi ses principes figurent (extrait de l’Article 4 de l’Acte de l’U.A)
l’« Égalité souveraine et interdépendance de tous les États membres de l’Union; le Respect des frontières existant au moment de l’accession à l’indépendance… Règlement pacifique des conflits… ».

44 ans après beaucoup se demandent sur « « l’efficacité » de cette union qui a pourtant fait rêver plus d’un.

Les conflits sur le continent, les violations graves des droits humains, la pauvreté et la problématique de l’indépendance des Etats africains la pauvreté, les famines, les questions environnementales dont les changements climatiques, sont autant de défis qui se posent au continent et qui devrait interpeller chacun au premier chef, les dirigeants du continent. Justement, le Président en exercice de l’Union Africaine, a fait remarquer que les Africains devraient trouver des voies et moyens pour faire face aux menaces et effets des changements climatiques et à protéger l’environnement.

S’agissant des conflits et autres foyers de tensions sur le continent, il faudrait, pour enrayer la menace que fait peser les groupes terroristes sur ses États membres, adopter une approche globale, qu’il conviendrait de définir au préalable, et en des instruments ou initiatives à adopter d’urgence le dispositif de lutte antiterroriste. La démarche devrait consister à élaborer une véritable stratégie de lutte contre le terrorisme à l’échelle du continent à travers une coordination efficace.

Tout cela passe par la question épineuse du financement de l’UA pour accroître sa marge de manœuvre dans la gestion des crises sécuritaires et surtout son indépendance vis-à-vis des partenaires et des bailleurs de fonds.

L’espoir est donc permis de voir une Union grandit et capable de gérer elle-même ses problèmes avant toute intervention étrangère comme on a vu en Lybie et au Mali récemment.

Idiatou CAMARA

 

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