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Journée mondiale de l’environnement en Guinée : le CIRD reboise

Le 5 juin dernier, le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) a participé pour la deuxième fois à la Journée mondiale de l’Environnement, célébrée dans plus de cent pays à travers le monde. Il s’agit d’une journée de mobilisation mondiale en faveur de la nature, à travers des actions sur le terrain. Elle a été instituée en 1972 par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) à l’occasion de la Conférence de Stockholm (Suède) sur l’environnement.

Pour l’édition 2018, le CIRD a reboisé certains sites du quartier Kipé où il a son siège et sensibilisé les citoyens sur l’intérêt de préserver l’environnement. Cinquante plants ont été mis en terre dans les écoles primaires Kipé 1 et 2, le collège et lycée Kipé, le Point de lecture de Kipé, le Groupe scolaire Koumba Ifono et la réserve forestière de Kakimbo.

Nicolas Dextreit, le Directeur général du CIRD, après avoir planté un arbre dans un trou qu’il a lui-même ouvert à la réserve de Kakimbo, a donné les raisons qui ont poussé le centre à agir : « La journée mondiale de l’Environnement, c’est une réflexion globale, mondiale, et en même temps le CIRD a décidé d’agir localement, d’agir là où on se trouve. Donc, le geste que nous faisons aujourd’hui, celui de planter des arbres, c’est bien pour essayer de résister à la très forte pression urbanistique qui s’exerce sur Conakry ». La forêt de Kakimbo, jadis vaste domaine, se rétrécit et est continuellement menacée par les riverains. On parle déjà de 114 habitations qui se sont retrouvées sur le site forestier.

Parlant du choix des écoles pour reboiser, le DG du CIRD a ses raisons : « Les écoles sont les lieux d’apprentissage mais aussi d’éducation citoyenne. Nous pensons qu’il est utile d’aller à la rencontre des élèves dans leur milieu pour leur expliquer l’intérêt de préserver l’environnement et les dangers que la planète court à cause des déforestations et des défaillances des systèmes de gestion des ordures dans les pays ».

Le président du quartier Kipé et les chefs des différents secteurs ont assisté à tout le processus. El Hadj Mbemba Soumah, le président du quartier, a dit la joie qui anime ses citoyens. « Ce que vous êtes en train de faire, vous le faites pour nous, et nous nous en réjouissons fortement. Parce que dans la vie, celui qui plante un arbre sauve de milliers de vies. Donc, nous ne pouvons que vous encourager, et vous dire que nous sommes avec vous nuit et jour, les chefs de secteurs, les membres du conseil de quartier et la jeunesse de Kipé, nous sommes tous à votre disposition », a-t-il déclaré. Les autorités et bénéficiaires ont promis de veiller à la bonne protection des arbres afin qu’ils contribuent à la protection de l’environnement.

Lama Sidibé, artiste chanteur, a participé à la journée de reboisement et de sensibilisation. Avec les élèves du Groupe Scolaire Koumba Ifono, il a planté un arbre. Ce qui pour lui « est un honneur, la plus grande journée que je peux vivre, pendant ce mois saint, je suis à jeun et on m’offre l’occasion de planter un arbre. J’en suis enchanté », a dit l’artiste.

Rappelons que c’est l’Inde qui abrite la célébration officielle de la journée, avec comme thème « La lutte contre la pollution plastique ». Les décideurs de la planète plancheront sur cette problématique dans l’un des pays au monde où la pollution plastique est la plus présente, malgré ses efforts pour le recyclage.

Selon les études, l’Inde produit 5 à 6 millions de tonnes de déchets par an, parmi eux 600 milles tonnes de déchets plastiques se retrouvent dans l’Océan Indien. Les spécialistes préviennent que si la tendance ne baisse pas jusqu’en 2050, il y aura autant de poissons que de plastiques dans l’Océan.

Thierno Hassan D.

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