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L’Organisation Internationale de la Francophonie a vu le jour il y a 46 ans

L’Organisation Internationale de la Francophonie a vu le jour il y a 46 ans et œuvre principalement à la promotion de la langue française et la défense de valeurs dont la diversité culturelle, la solidarité et le partage avec une attention accordée depuis plusieurs années à la protection de l’environnement. Justement pour parler de l’implication de l’organisation dans la protection de l’environnement, les chefs d’Etats membres ont mis en place des initiatives. C’est le cas de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable IFDD.

Pour en savoir davantage sur cet institut, ses missions et son fonctionnement, Idiatou CAMARA a rencontré son Directeur Adjoint Bernard DUBOIS. C’était en marge du second colloque international dur le droit de l’environnement en Afrique qui vient de prendre fin à Rabat au Maroc.

L’IFDD qu’est-ce que s’est et qu’est ce qui a prévalu à sa création ?

D’abord je voudrais présenter l’Organisation Internationale de la Francophonie qui a donné naissance si vous voulez à l’IFDD. Il faut retenir que L’OIF a été créée en 1970 sur la base du Traité de Niamey au Niger. C’est une institution fondée sur le partage d’une langue et de valeurs communes. Cette langue c’est la langue française et certaines valeurs comme, la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l’État de droit, la protection de l’environnement.

Ses missions principales sont de  mener des actions politiques et de coopération multilatérale pour donner corps à une solidarité active au bénéfice des populations de ses Etats et gouvernements membres. Elle agit dans le respect de la diversité culturelle et linguistique et au service de la promotion de la langue française, de la paix et du développement durable.

L’organisation s’investit pour l’instauration et le développement de la démocratie ; la prévention, la gestion et le règlement des conflits ; le soutien à l’État de droit et aux droits de l’Homme ; l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations ; le rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle ; le renforcement de leur solidarité par des actions de coopération multilatérale en vue de favoriser l’essor de leurs économies  et la promotion de l’éducation et de la formation.

En 2014 l’espace francophone comptait  80 pays ou gouvernements avec plus de 800 millions de locuteurs  répartis sur les cinq continents.

Maintenant pour revenir maintenant à l’IFDD, je vous dirais que  c’est une initiative des chefs d’Etats de la Francophonie au sommet de Québec en 1988. Au début c’était l’institut de l’énergie, au fil des ans des responsabilités additionnelles sur l’environnement et le développement durable se sont rajoutées. Ainsi en 1993 il est devenu Institut  de la Francophonie pour le Développement Durable.

Quelles sont les objectifs de l’IFDD ?

Les objectifs sont des objectifs de renforcement de capacités, c’est toujours les Etats qui les définissent avec les programmations à l’appui, nous sollicitent, nous sommes au service des Etats.  Nous suivons 3 conventions particulièrement des Nations Unies à savoir les changements climatiques, la biodiversité et  la lutte contre la désertification. En ce qui concerne l’environnement,  en 2014 à Dakar ils ont décliné leurs priorités sur les questions environnementales sur une période de 4 ans. Ce programme concerne deux volets. Le premier concerne les Objectifs de Développement Durable ODD et un autre sur les négociations internationales.

A vous entendre parler, on a l’impression que vous travaillez plus avec les Etats, est-ce que cela ne limite pas vos interventions et ne vous prend pas « inaccessible » pour les autres parties prenantes chercheurs, étudiants, médias organisations de la société civile ?

Au contraire, la preuve vous et moi sommes en discussion maintenant. Nous organisons des formations pour les chercheurs, les médias aussi. En ce qui concerne les médias je pense qu’il est important pour nous de travailler avec les médias, parce que pour toutes stratégies de développement il y a une forte dimension de communication.  Donc il faut démystifier le message, le rendre accessible à tous  et c’est dans ce cas qu’il est important pour nous de collaborer avec les médias.

Quel est l’Etat du partenariat et de l’appui aujourd’hui avec les pays en développement particulièrement d’Afrique ?

Je dois vous dire que les pays en développement sont notre clientèle privilégiée. Parce que c’est eux qui nous sollicitent le plus, qui ont plus de besoins et qui sont extrêmement coopérants.

Nous travaillons par exemple en partenariat avec l’UICN sur le développement de toute une stratégie dans le cadre de l’élaboration d’une revue scientifique sur le droit de l’environnement, le développement de leur site internet. Il y a aussi un master sur le droit de l’environnement à Alexandrie en Egypte que nous soutenons. Dans ces pays en développement je dois dire aussi qu’on découvre toujours des compétences nouvelles.

Un Message à ces pays en développement pour renforcer votre partenariat ?

Le message c’est d’encourager déjà ce qu’ils font dans leurs pays respectifs, et merci d’être venu au colloque cela démontre leur intérêt pour les questions environnementales et de développement durable. C’est également important qu’ils travaillent en synergie pour mieux coordonner les différentes interventions.

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