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Eau et assainissement : des progrès insuffisants dans le monde

Le Conseil mondial de l’eau organise à Brasilia, les 26 et 27 avril, une réunion de préparation du 8e Forum mondial de l’eau, qui aura lieu au Brésil en mars 2018. L’occasion de rappeler à tous les gouvernements l’objectif onusien de l’accès universel à l’eau et à l’assainissement d´ici 2030.

 

Un tiers de la population de l’Afrique subsaharienne est sans accès à l’eau potable DB/EM

Le Conseil mondial de l’eau organise à Brasilia, les 26 et 27 avril, une réunion des parties prenantes à laquelle assisteront 500 représentants de haut niveau, les chefs d’État et les experts de l’eau ; cette réunion a pour but de préparer le 8e Forum mondial de l’eau, qui réunira plus de 30 000 personnes au Brésil en mars 2018. L’occasion pour le Conseil mondial de l’eau de rappeler à tous les gouvernements qu’il est de leur responsabilité de faire que l’accès universel à l´eau et à
l´assainissement soit une réalité d´ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable de l’ONU. Certes des progrès ont été réalisés mais ils restent encore insuffisants.

Des progrès variables
Selon les derniers chiffres du Programme commun de surveillance OMS / Unicef, 91 % de la population mondiale utilisaient une source d’eau potable ou améliorée en 2015, contre 76 % en 1990. Mais les disparités géographiques sont fortes : si la couverture en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes a augmenté de façon spectaculaire, l’Afrique subsaharienne est toujours dans une situation critique avec environ un tiers de sa population sans accès à l’eau potable.
En matière d’assainissement, pas de bonne surprise : l´Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) n’a pas été atteint. En 2015, date de l´échéance, 32 %  soit 2,4 milliards de personnes dans le monde n’avaient toujours pas accès à des installations sanitaires.

Des investissements tout bénéfice

Pour convaincre les parties prenantes à s’engager davantage dans la construction d’infrastructures,
le président du Conseil mondial de l’eau, Benedito Braga veut démontrer que ces investissements sont tout bénéfice. « Pour chaque dollar investi dans l’eau et l’assainissement, le retour estimé est de 4,3 dollars sous forme de réduction des coûts des soins de santé pour les individus et la société dans le monde entier. Cela sans compter les avantages pour le développement mondial, qui permet aux pays et aux sociétés de progresser sur le plan économique, culturel et politique. Par exemple, pour chaque milliard de dollars investi dans l’eau et les eaux usées, environ 28 500 emplois pourraient être créés », déclare-t-il.
Reste à convaincre tant les investisseurs publics que privés. « Les investissements mondiaux sur l’eau doivent être triplés pour atteindre 600 milliards de dollars par an afin de réaliser les objectifs de développement durable des Nations Unies d’ici 2030.», chiffre Csaba Kőrösi, directeur du développement durable du président de la République de Hongrie et sherpa du Groupe de haut niveau sur l’eau. Une première étape a été franchie lors de la réunion du Groupe de haut niveau sur l’eau à Budapest en 2015 : la Banque mondiale et huit autres banques de développement, ainsi que le Fonds pour le climat vert, se sont engagés à travailler pour doubler le montant investi dans les infrastructures de l’eau au cours des cinq prochaines années. Rien n’est encore gagné.

 

3 Comments on this Post

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