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« Conakry ville propre avec zéro déchets » ? Solides se lance le défi

La capitale Guinéenne continue de croupir sous les ordures, en dépit des initiatives souvent dispersées et entreprises par de non professionnels pour la plupart.

Pour faire face à cette situation qui, visiblement donne du fil à retordre aux autorités Guinéennes, des acteurs de la société civile tentent d’apporter des « solutions ». « Solides » Solidarité Développement Durable et Sécurité, une association de protection de l’’environnement entend faire de la communication un outil de lutte contre ces montagnes d’ordures qui jonchent les rues de l’ancienne perle de l’Afrique occidentale.

Déficit de voiries, vétusté des installations, défaut d’entretien, absence de curage permanent de caniveaux par endroits, incivisme, insuffisance et insalubrité de toilettes publiques… Sont entre autres situations qui ont « poussé » Solides à s’intéresser et à se préoccuper de la situation qui prévaut, a souligné Alpha BAH Président de l’ONG Solides.

Au cours de la présentation au pavillon de l’Union Européenne à Bonn lors de la COP 23, M.BALDE fera remarquer que l ’Etat ne peut pas tout faire. C’est pourquoi, poursuit-il, l’ONG SoliDeS avec ses Partenaires, « tentent de tirer la sonnette d’alarme sur ce problème qui mine notre capitale et certaines villes de l’intérieur du pays ».

Sur les objectifs de son association, il dira  que le projet « Conakry Ville Propre» a été initié afin de contribuer à la sensibilisation de la population et de rendre notre capitale propre, déjà très fragilisée par l’épidémie à virus Ebola, le choléra, le paludisme  et tant d’autres » …

Dans la mise en œuvre de cet ambitieux projet qui se fonde sur la communication à travers des outils classiques que sont les médias traditionnels, la radio et la télévision, les initiateurs entendent procéder par la sensibilisation, en amenant les populations, disent–ils, à prendre « conscience » de la situation d’insalubrité dans le but d’adopter un comportement positif.

Pour y arriver, la synergie d’actions de l’ensemble des parties prenantes sera privilégiée. Il s’agira pour eux d’impliquer toute la société, parents, enseignants, élèves, jeunes des quartiers, leaders religieux et d’opinion, mais surtout les femmes qui sont en contact direct avec les déchets dans les ménages.

Poursuivant sa communication, BALDE indiquera que des focus seront organisés dans les communes à travers des spots TV/Radio et de films (court métrage). Objectif à moyen et long terme, « construire un  guinéen nouveau, soucieux de son environnement ». Dans cette perspective, des spots et émissions en langues nationales sont prévus dans cette stratégie de communication.

Par ailleurs, des récompenses seront offertes aux quartiers et communes les plus propres de Conakry, histoire de créer une émulation entre ces communes, une manière de les engager dans l’assainissement de la ville et par la même, à préserver la santé des populations.

A la fin du projet au compte du quel, nous attendons des financements, notre ambition est de « faire prendre à tous au sérieux, notre environnement, notre cadre de vie, transformé en un véritable dépotoir d’ordures et en  un véritable nid de microbes » a-t-il conclut.

Dans les débats, les participants ont apprécié l’initiative dont la nécessité n’est plus à démontrer. Ils ont formulé des recommandations pour sa mise en œuvre dans un contexte tout de même difficile, lorsqu’on connait le degré d’ « incivisme » du Guinéen a lancé une participante visiblement préoccupée par la situation.

 

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