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Afrique : L’industrie extractive source du bonheur et du malheur du continent ?

Les ressources naturelles, notamment celles provenant des industries extractives deviennent à la fois le bonheur et le malheur du continent pour maints observateurs. Le contexte du syndrome hollandais ou la malédiction des ressources  serait-ce ce dont souffre le continent ?

Au-delà de la rente minière qui hante les dirigeants du continent, l’Afrique de par les conditions climatiques est d’abord un continent riche dans le domaine minier, agricole et forestier. Et pourtant cette notion  semble être ignorée par les dirigeants depuis de longues années, confisquant ainsi le modèle durable du développement à une dépendance aux industries extractives.

Ce secteur extractif en Afrique  qui est non des moindres la principale  économie de nombreux Etats couvrent, selon des statistiques sur les ressources minérales, les trois  quarts de l’offre mondiale de platine et la moitié de l’offre de diamant et de chrome. La production du contient assure un cinquième des besoins  en or et en uranium, et il  est aussi producteur de bauxite, de pétrole et de gaz.

Le potentiel du sous-sol  du continent semble être le rêve utopique de la classe dirigeante. Depuis l’exploitation de ces ressources, l’africain vit encore et toujours en dessous du  seuil de pauvreté et la  dette extérieur énorme. Une dépendance  notoire à l’aide internationale pour subvenir au besoin des populations, ce qui amène les observatoires à interroger  la gestion des recettes issues du secteur extractif. Il est inadmissible de voir des Etats comme la République Démocratique du Congo, la République de Guinée, le Tchad, le Niger, le Congo, l’Angola et autres  ne pas être en mesure d’assurer un développement durable mais laisser voir une  insuffisance notoire des services de sociaux de bases.

Quelle gouvernance extractive pour les Etats Africains ?

Selon Moustapha DOUKOURE, spécialiste en gestion des finances publiques, consultant à la banque mondiale et à la banque asiatique de développement. ’Les Etats africains  doivent avoir une vision et une constance au niveau du leur développement.  Je pense qu’il serait naïf de pas croire que les dirigeant africains ne connaissent pas le défis qui les attentent pour le développement de leurs pays, ils sont conscient des enjeux, mais la plupart ont des visions à cours termes ce qui ne favorise un développement durable’’. S’il est vrai que nos  Etats manquent  de vision sur le long terme, que pourrait donc apporter  la vision minière africaine (VMA) au développement du continent ?

Pour d’autres observateurs, le développement économique basé sur les industries extractives connait un manque de compétences avérées  sur toute la chaine des valeurs, la non maitrise  des valeurs boursières, et en amont une opacité et un manque de probité dans la négociation et gestions des contrats. Pour ceux-ci, le potentiel agricole et forestier doit être une alternative pour une stabilité macro et micro économique de nos Etats.

Mais, est-ce une bonne approche ? Combien de temps faudra –t-il pour le comprendre ? le temps nous édifiera.

Golota Raphael LAMAH

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